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Acacia :”Resurrection” CD 5 Octobre 2019 Underground Symphony.

Acacia :"Resurrection" CD 5 Octobre 2019 Underground Symphony.
Acacia :"Resurrection" CD 5 Octobre 2019 Underground Symphony.
Acacia :"Resurrection" CD 5 Octobre 2019 Underground Symphony.
Acacia :”Resurrection” CD 5 Octobre 2019 Underground Symphony.

Acacia :”Resurrection” CD 5 Octobre 2019 Underground Symphony. Groupe Italien de Rock Progressif / Heavy Metal.

Je suis peu familière du Metal progressif, aussi Acacia n’est-il pas le style d’album vers lequel je me tourne naturellement ; cependant, le plaisir du chroniqueur est aussi de sortir de ses sentiers battus, aussi me suis-je penchée sur « Resurrection », dernier-né du groupe sicilien, venu au monde après 23 ans de silence.  Disparu suite à son premier album en 1996, Acacia fait son grand retour en 2019 avec un line-up remanié de A à Z, et mené par un membre d’origine : le parolier et guitariste Martino Lo Cascio, visiblement prêt à s’imposer et montrer ce qu’il a dans l’âme…. Notamment à ceux qui n’auraient pas remarqué les discrets débuts du groupe il y a 23 ans. Le titre de l’album, d’ailleurs, parle de lui-même.

La voix de Gandolfo Ferro ouvre l’album avec un accompagnement discret, avant de monter en force, en symbiose avec l’ensemble instrumental. Une voix qui va se révéler aussi prompte à se rapprocher de la puissance heavy qu’à s’en éloigner, si bien qu’à l’écoute des trois premiers titres, l’agrément n’est pas vraiment au rendez-vous. Ce croisement entre Heavy Metal et rock au sein d’une démarche prog pourrait inspirer une comparaison avec Queensryche ; pourtant ici, les aspects les plus proprement hard semblent curieusement tenus à distance, en faveur d’un style plus hybride. Mais  bien que la voix ne soit pas à mon goût, ne raffolant pas de son timbre ni de son phrasé, je n’en reconnais pas moins ses qualités. 

Je dois reconnaître également la maîtrise et le talent des musiciens, qui servent avec brio les différents morceaux ; mention spéciale pour la guitare, qui ponctue chaque morceau de respirations mélodiques salvatrices. Le reste du corps instrumental, révélant des musiciens pleins d’assurance, offre une assise solide tout au long de l’histoire. Mais comme toute histoire, évidemment, il faut qu’elle nous emporte ; or la chose n’est pas forcément évidente selon l’auditeur. En somme, les trois premiers titres de l’album sont les plus faibles pour moi, sans vrai moment appréciable ; le refrain de « Chains Of Memory » pouvant même agacer par son choix harmonique et par sa mollesse. De manière globale, le plaisir est variable sur la première moitié de l’album, qui peut s’avérer frustrante pour des  amateurs de bon vieux Metal nerveux et transpirant. 

Voici un titre pour vous aider : 

Des aspects plus positifs commencent à se montrer avec « The Age Of Glory », qui se partage entre moments peu plaisants et moments plus intenses, pour ne pas dire quasi épiques, où le groupe est à son maximum, et la voix doublée dans ses aigus par un backvocal du plus bel effet. Au milieu de l’album, vient une accalmie où l’on ne croirait presque pas entendre un album de Metal, si des riffs de guitare bien vibrants ne tombaient à propos pour nous le rappeler. Suite à ce passage, la montée en puissance de « My Dark Side » fait naître des frissons bienvenus, notamment grâce aux pointes vocales doublées qui touchent naturellement leur cible. Côté frissons, « Seasons End » n’est pas en reste, avec un refrain à donner la chair de poule (« Seasons end / I close my eyes / Seasons end / I know it’s time »), soutenu par les notes profondes de la basse et celles, culminantes, de la guitare venue souligner l’émotion du morceau. Le refrain implacable et fataliste de « Gone Away », avant-dernier titre de l’album, marque favorablement l’esprit. Quant à la clôture solennelle de « The Man », elle s’avère un peu surprenante dans son style, et d’aucuns cautionneront ou non la voix féminine qui en fait la terminaison ; pour ma part, je trouve cet ajout des plus inutiles. 

En somme, cet album un peu inégal ne va sans doute pas conquérir  tous les cœurs. Mais malgré ses faiblesses, on y sent l’expression sincère d’un groupe investi, et en cela, il mérite au moins une écoute. 

Références : Fates Warning, Queensryche, Europe, Whitesnake, Obsidian 55, Yes, Dream Theater, Savatage, Dokken... 

Massimo Provenzano (Basse)

Claudio Florio (Batterie)

Martino Lo Cascio (Guitare)

Simone Campione (Guitare)

Gandolfo Ferro (Chant)

Artwork : Nello Dell’Omo

Chronique par Anne.

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The Metal Mag was born in 1998 in England, the wish to support Metal bands in the world. A magazine is readable for free with live video interviews and link to partners.

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